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MaPrimeRénov’copropriété constitue l’aide principale pour financer la rénovation énergétique des immeubles collectifs en France. Le dispositif accompagne chaque copropriété dans sa transition écologique complète. Ce guide précise les conditions d’éligibilité requises pour obtenir cette aide au sein de votre copro.
Pour être éligible, votre bâtiment doit avoir plus de 15 ans et nécessiter un audit thermique RGE garantissant un gain énergétique minimal de 35 %. Les montants alloués varient généralement entre 30 % et 45 % du coût hors taxes, avec un plafond fixé à 25 000 € par logement. Ces financements sont cumulables avec d’autres aides, comme les certificats d’économies d’énergie ou l’éco-prêt à taux zéro collectif.
Grâce aux bonifications disponibles, vous pouvez bénéficier d’un financement atteignant jusqu’à 80 % pour vos travaux d’isolation, de chauffage ou de ventilation. Vous pouvez ainsi mener à bien votre projet de rénovation thermique simplement et efficacement.
Conditions d’éligibilité d’une copropriété en 2026
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, votre copropriété doit satisfaire à plusieurs critères définis par l’Anah. Ces conditions doivent être remplies avant toute demande d’aide officielle pour votre immeuble collectif.

Ancienneté, immatriculation et documents obligatoires
Le bâtiment doit être achevé depuis au moins 15 ans au moment de l’accord de l’Anah, une règle qui s’applique à toute copropriété souhaitant profiter de cette aide à la rénovation énergétique. Une immatriculation à jour au Registre National des Copropriétés est également obligatoire.
Un DPE collectif est désormais requis pour finaliser votre dossier. Bien qu’il reste optionnel, un audit énergétique peut aider à justifier précisément le gain énergétique attendu. Les conditions pour bénéficier de MaPrimeRénov en 2026 imposent aussi un Plan Pluriannuel de Travaux pour les bâtiments éligibles.
Conditions d’usage des logements et gain énergétique
Le quota de résidences principales est déterminé en fonction du nombre de lots dans votre copropriété. Ces logements doivent être occupés au moins huit mois par an pour respecter les conditions liées à l’usage résidentiel. De plus, les biens loués conserveront ce statut pendant cinq ans après les travaux de rénovation énergétique.
Travaux éligibles et exigences RGE pour la copropriété
Un gain énergétique d’au moins 35 % est généralement requis pour ce dispositif. La performance énergétique sera évaluée avant et après les travaux par un expert, afin de maximiser vos futures économies d’énergie.
- Isolation thermique : l’isolation des murs et des toitures doit être réalisée par des artisans RGE.
- Menuiseries : remplacer les fenêtres par des modèles performants améliore l’efficacité globale.
- Chauffage : installer des pompes à chaleur optimise la rénovation énergétique globale.
- Ventilation : les systèmes double flux favorisent de meilleures économies d’énergie.
Il est impératif que tous les travaux éligibles soient réalisés par des artisans RGE. Une expérimentation permet d’abaisser le seuil de gain énergétique à 15 % pour les petites structures, simplifiant ainsi l’accès au dispositif pour les petites copropriétés.
Montants de MaPrimeRénov’copropriété et bonus disponibles
Le dispositif MaPrimeRénov’copropriété accorde des aides dont le montant varie selon l’ampleur des économies d’énergie réalisées. Connaître ces règles permet de réduire votre reste à charge et d’optimiser les financements publics pour vos projets de rénovation énergétique.
Taux de base et taux majoré selon le gain énergétique
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, un gain énergétique de 35 % à 49 % permet d’obtenir une aide représentant 30 % du coût hors taxes des travaux. Ce taux s’applique aux dépenses éligibles, dans la limite d’un plafond fixé à 7 500 € par logement. Cette subvention constitue un soutien appréciable pour des projets intermédiaires en copropriété.
- Taux de base de 30 % : pour un gain énergétique de 35 % à 49 %, avec un plafond de 7 500 € HT par lot.
- Taux majoré de 45 % : lorsque le gain énergétique atteint au moins 50 %, le plafond s’élève à 11 250 € HT par lot.
- Plafond global de 25 000 € : il s’agit de la limite maximale, toutes aides confondues, pour un même logement sur une période de 5 ans.
- Dépense minimale de 1 000 € HT : en dessous de ce montant, le dossier n’est pas recevable par l’Anah.
Si le gain énergétique dépasse 50 %, le taux d’aide passe à 45 % et le plafond atteint 11 250 € par logement, un soutien appréciable pour les chantiers les plus ambitieux. Sur une période de 5 ans, la limite maximale de 25 000 € HT permet de financer l’ensemble des travaux de rénovation énergétique éligibles.
| Gain énergétique | Taux d’aide | Plafond par logement |
| De 35 % à 49 % | 30 % du coût HT | 7 500 € HT |
| 50 % et plus | 45 % du coût HT | 11 250 € HT |
| Plafond global 5 ans | Tous taux confondus | 25 000 € HT par logement |
Bonus « anti-passoires » et bonus « fragilité » en copropriété
Un bonus « anti-passoires » de 10 % est accordé si le bâtiment sort des classes F ou G du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour atteindre au moins la classe D. Cette prime supplémentaire s’ajoute au taux initial et profite à l’ensemble des copropriétaires.
Un bonus de 20 % s’applique également aux copropriétés considérées comme fragiles, c’est-à-dire celles qui comptent plus de 8 % d’impayés de charges ou situées en quartier prioritaire (NPNRU). Ces deux bonifications sont cumulables. Ce soutien financier exceptionnel peut alors couvrir jusqu’à 75 % du coût des travaux éligibles pour une rénovation complète.
Primes individuelles et aides complémentaires cumulables
Des aides spécifiques sont également proposées aux copropriétaires aux revenus modestes ou très modestes. Ces primes individuelles s’ajoutent aux subventions destinées à la copropriété, réduisant ainsi sensiblement le montant restant à payer pour chaque ménage concerné.
Les travaux visant à améliorer l’accessibilité du logement pour les personnes à mobilité réduite sont pris en charge à hauteur de 50 %, avec un plafond de 20 000 € par lot. Cette aide élargit le périmètre des travaux éligibles au-delà de la seule isolation ou du remplacement du système de chauffage.
Démarches pour obtenir l’aide ANAH copropriété
Pour bénéficier de l’aide ANAH copropriété, une procédure administrative précise doit être suivie. Une coordination efficace entre tous les acteurs concernés est cruciale pour la réussite du projet. Le respect rigoureux de ces étapes assure un traitement accéléré de votre demande d’aide.

Rôle du syndic, de l’AMO et vote en assemblée générale
Le syndic, représentant légal du syndicat des copropriétaires, est seul compétent pour déposer la demande d’aide auprès de l’Anah, et ce uniquement après avoir été mandaté par un vote en assemblée générale. Il est aussi responsable de la demande de MaPrimeRénov après les travaux, en transmettant les factures signées.
- Vote en assemblée générale : L’approbation du projet de rénovation énergétique exige un vote à la majorité absolue des copropriétaires, autorisant légalement la demande d’aide.
- Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) obligatoire : L’Anah finance 50 % des frais d’AMO, dans la limite d’un plafond défini selon la taille de la copropriété.
- Maîtrise d’Œuvre (MOE) requise au-delà de 100 000 € HT : Ces frais sont éligibles et peuvent être inclus dans la demande de subvention.
Le recours à une AMO est obligatoire pour tout projet de rénovation énergétique en copropriété. Son rôle est d’assister les copropriétaires en coordonnant les différents professionnels et en préparant les éléments techniques du dossier.
Constitution du dossier et dépôt sur la plateforme ANAH
Le dossier complet doit être déposé via la plateforme en ligne de l’Anah pour instruction. Chaque document numérisé doit détailler précisément le projet de rénovation énergétique.
- Procès-verbal d’assemblée générale : Ce document officiel certifie l’approbation du projet par les copropriétaires.
- Devis d’artisans RGE non signés : Plusieurs devis sont nécessaires pour justifier la compétitivité des prix.
- Audit énergétique ou DPE collectif : Ce diagnostic est indispensable pour prouver que les travaux engendreront un gain énergétique d’au moins 35 %.
Le dossier doit aussi inclure les contrats d’accompagnement et le RIB du syndicat des copropriétaires. Un numéro de suivi est attribué à réception. Le délai d’instruction est généralement de deux à trois mois.
Il est impératif d’attendre la notification d’accord de l’Anah avant d’engager le chantier. Commencer les travaux prématurément rendrait la copropriété définitivement inéligible au financement.
Versement de l’aide et demande de MaPrimeRénov après les travaux
Une avance financière peut être versée dès le début des travaux, offrant une trésorerie immédiate à la copropriété. Pour obtenir le versement du solde, il faut soumettre les factures définitives et attester de l’achèvement complet du chantier. Les preuves de la performance énergétique finale, qui doit correspondre aux prévisions initiales, sont également nécessaires.
Suspension, évolutions et cumul des aides pour la copropriété
Dès 2025, des changements majeurs affectent directement tout nouveau projet au sein d’une copropriété. Comprendre ces évolutions permet au syndic d’optimiser le plan de financement. Vous pourrez ainsi anticiper plus efficacement les futures modifications de ce dispositif pour votre immeuble.
Maprimerénov’copropriété : suspension et restrictions depuis 2025
Depuis mai 2025, les travaux éligibles se limitent à six catégories principales, incluant notamment l’isolation et le chauffage. La suspension de la Maprimerénov’copropriété et ses restrictions excluent désormais certains travaux précédemment financés. L’objectif est de mieux cibler les actions qui génèrent de véritables économies d’énergie.
- Fin des aides pour le gaz : exclu depuis mai 2025, avec une dérogation transitoire uniquement pour les décisions de copro antérieures.
- DPE et PPPT obligatoires dès 2026 : l’audit énergétique reste recommandé pour valider le gain énergétique du projet.
- Six catégories d’interventions : un champ d’action strictement centré sur l’enveloppe thermique et le chauffage pour accélérer la rénovation énergétique.
À compter de 2026, le DPE collectif et le PPPT sont indispensables pour constituer un dossier complet d’aides. Ces changements rendent les subventions plus claires et accessibles pour chaque copropriété. Ils représentent des évolutions essentielles pour structurer et encadrer tous vos futurs projets.
Cumul avec l’éco-PTZ et les CEE pour la copropriété
Cette aide de base peut être cumulée avec l’éco-PTZ collectif et le mécanisme des CEE. Cette alliance stratégique réduit considérablement le reste à charge pour tous les copropriétaires impliqués. Les montants alloués sont ainsi optimisés pour faciliter la prise de décision en assemblée.
Ces certificats constituent un apport financier précieux, en particulier pour les copropriétés fragiles. Ils couvrent fréquemment le coût de l’AMO et permettent d’optimiser les aides Maprimerénov’existantes. Les fournisseurs d’énergie financent ainsi une partie des projets pour répondre à leurs obligations légales.
En combinant ces différentes primes, le taux de financement global peut atteindre près de 80 % des dépenses éligibles. Cette approche ingénieuse rend les travaux de rénovation beaucoup plus abordables pour les occupants. Elle encourage le passage à l’acte dans les immeubles les plus en difficulté.
Foire aux questions
Quelle est la prime MaPrimeRénov pour les copropriétés en 2026 ?
La prime standard s’élève à 30 % du montant hors taxes pour un gain énergétique compris entre 35 % et 49 %, avec un plafond fixé à 7 500 € par logement. Pour une amélioration de 50 % ou plus, le taux augmente à 45 %, avec un plafond porté à 11 250 €.
Le montant total maximum alloué reste fixé à 25 000 € HT par logement sur une période de cinq ans. Les copropriétés fragiles peuvent, sous certaines conditions, bénéficier de bonifications supplémentaires, ce qui peut porter le financement jusqu’à 75 % du coût total des travaux de rénovation énergétique.
La demande d’aide doit impérativement être déposée par le syndic auprès de l’Anah. Ce dispositif nécessite un vote préalable à la majorité absolue en assemblée générale de la copropriété pour être mis en œuvre.
Quelles sont les conditions pour qu’une copropriété soit éligible à MaPrimeRénov ?
Pour être éligibles, les immeubles en copropriété doivent avoir été achevés depuis au moins 15 ans. Ils doivent également être inscrits au Registre National des Copropriétés, une étape incontournable pour engager la demande d’aide.
La réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) collectif et d’un audit énergétique est obligatoire pour démontrer la pertinence et l’efficacité du projet. Ces deux documents servent à justifier les économies d’énergie futures attendues pour le bâtiment.
Les travaux de rénovation énergétique doivent être exclusivement réalisés par des artisans certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette condition est indispensable pour que le dossier soit accepté et validé par l’Anah.
Comment financer les travaux de rénovation énergétique en combinant plusieurs aides ?
Pour financer votre projet de rénovation énergétique, MaPrimeRénov est parfaitement cumulable avec l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) collectif. Il est également possible d’y associer les certificats d’économies d’énergie (CEE).
En combinant ces différents dispositifs, le financement global peut prendre en charge jusqu’à 80 % des dépenses éligibles, réduisant ainsi considérablement le reste à charge pour les propriétaires de la copropriété.
Enfin, des primes individuelles complémentaires, variant de 1 500 € à 3 000 €, viennent s’ajouter à cette aide principale. Elles sont spécifiquement destinées aux foyers aux revenus modestes ou très modestes.
Aides à la rénovation en copropriété